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Résolution n°3: la cigarette tu arrêteras (1ère partie)

Résolution n°3: la cigarette tu arrêteras (1ère partie)Mercredi 12 Janvier 2011

L'une des plus nombreuses résolutions de début d'année est celle de l'arrêt du tabac. Malheureusement, c'est également l'une des moins tenues sur la durée. CHALLENGE COACH fait le tour des méthodes à votre disposition pour vous aider à arrêter et vous donne les bonnes sources de motivation pour y parvenir

Il existe de nombreux moyens de vous aider à arrêter de fumer. Voyons ici les différentes méthodes et leur succès de réussite:

1. Les substituts de nicotine:

Sous forme de patch, de comprimés, de gommes à mâcher ou plus récemment d'inhaleur, les substituts nicotiniques permettent de lutter contre le syndrome de sevrage et sa cohorte de désagréments. Ces produits permettent de se libérer de la dépendance physique à la nicotine et doublent vos chances d'arrêter de fumer sur un an. Si ça marche pourquoi s'en priver  ?

Toutes ces formes de traitement ont une efficacité similaire à posologie égale. Cependant, pour être efficaces ils doivent être pris sur une période assez longue, douze semaines en moyenne, souvent plus pour les fumeurs très dépendants. Chacun doit choisir la forme qui lui convient le mieux en fonction de son activité professionnelle, de sa façon d'appréhender le sevrage, de sa sensibilité aux effets indésirables. Pensez à planifier le traitement dès le début, les doses de nicotine doivent diminuer par paliers tous les mois par exemple pour un traitement "standard" de douze semaines.
Mais ces substituts nicotiniques n'entraînent-ils pas une accoutumance ? Substituer les méchantes cigarettes par de gentils patchs ne revient-il pas à substituer une dépendance par une autre ? Ce type de questions revient de plus en plus souvent face au succès de ces produits. Il faut d'abord savoir que le potentiel addictif de la nicotine est principalement dû à sa vitesse d'absorption dans l'organisme. Or, les substituts nicotiniques délivrent leur nicotine de façon régulière. Le phénomène de dépendance qu'on connaît avec la cigarette n'existe donc pas avec les substituts nicotiniques.
Par ailleurs, une étude américaine* a permis de préciser qu'il n'existait pas d'escalade dans la prise de nicotine chez des rats pouvant recourir à une auto-administration, contrairement à d'autres substances comme la cocaïne.
Enfin, à ce jour, aucune étude n'a pu relier de pathologie à l'utilisation de substituts, alors que les centaines de composés associés à la cigarette causent chaque année en France 60 000 décès.
Les substituts nicotiniques triplent les chances de réussir le sevrage dans les trois premiers mois et les doublent sur un an, il n'y a pas à hésiter. Le budget ne doit pas être un frein à l'arrêt du tabac puisque, quelle que soit la méthode utilisée, cela vous coûtera moins cher que votre consommation habituelle de cigarettes. Si l'envie de fumer est trop forte, pensez à augmenter les doses plutôt que de craquer.(prendre plus de comprimés par jour par exemple, ou bien prendre des gommes 4mg à la place de gommes 2mg).
 
2. Les médicaments anti-tabac: 
 
Connu depuis les années 1970 Outre-Atlantique, le bupropion y est utilisé comme antidépresseur sous le nom de Wellbutrin®. Et les médecins ont constaté que les patients sous traitement réussissaient facilement à arrêter de fumer. Partant de cette observation, des études ont été réalisées. Résultat : à la bonne posologie, le Zyban® s’est révélé être plus efficace pour aider à l’arrêt du tabac qu’un placebo ou que les patchs nicotiniques, médicaments de référence dans le sevrage tabagique. Attention cependant à ne pas les laisser tomber aux oubliettes, ils restent une solution efficace et complémentaire à la prise en charge médicamenteuse.
 
Comme les autres antidépresseurs, le bupropion permet d’augmenter les quantités de certains neurotransmetteurs au niveau cérébral, notamment la noradrénaline et la dopamine. Or la dopamine est fortement impliquée dans les phénomènes de plaisir.
L’efficacité de ce produit dans le sevrage tabagique repose sur l’hypothèse qu’il lutterait contre le manque de ce plaisir en cas d’abstinence.

Selon les études, les chiffres d’efficacité (arrêt du tabac d’au moins un mois) varient de 30 à 50 % au bout de 7 semaines de traitement (durée normale du traitement en France). Ensuite, selon les études, ce chiffre peut chuter en dessous de 20 % après 6 mois à un an, ou rester stable.

Associé aux patchs nicotiniques, le pourcentage de succès est supérieur à la prise de bupropion seul : il atteint presque 60 % à 7 semaines de traitement ! Mais il est difficile de connaître les taux de rechute. Selon certaines études, 50 % des personnes replongent avant 5 mois si le traitement est arrêté contre 8 mois s’il est poursuivi.
Ces chiffres prouvent bien que la volonté reste le facteur primordial de réussite du sevrage. Il n’en reste pas moins que ce médicament semble plus efficace que les patchs nicotiniques utilisés seuls ! Tous ces traitements sont d’ailleurs présentés comme une aide, une béquille pour les gens désireux d’en finir avec le tabac.
 
A l’instar de tous les médicaments, il serait notamment responsable d’insomnie, de sécheresse buccale et surtout déclencheur éventuel de crise d’épilepsie. Il est d’ailleurs contre-indiqué chez les épileptiques. 
 
Le Zyban® présente des avantages incontestables sur les substituts nicotiniques. D’abord et à la différence des substituts nicotiniques, il n’est nul besoin d’arrêter de fumer pour commencer le traitement, au contraire.
L’arrêt du tabac est préconisé environ deux semaines après le début du traitement à une date fixée avec le médecin. C’est le temps nécessaire pour que le traitement soit pleinement efficace. Ensuite, pour se donner toutes les chances de réussite, il est intéressant d’avoir une alternative à la substitution nicotinique. Au vu des chiffres, il n’en reste pas moins que ce produit n’est pas la solution miracle. Outre certains facteurs personnels comme la volonté et le vrai désir d’arrêter, l’existence d’un éventail de médicaments ne peut qu’être un atout supplémentaire...st pas à prendre à la légère. Il est d’ailleurs délivré sur ordonnance à la différence des substituts nicotiniques(gommes, patchs et tablettes).
 
Rendez-vous demain pour la suite du dossier spécial "arrêt du tabac" avec notamment les méthodes alternatives et des sources de motivation pour y parvenir !

 

Lire aussi:

Résolution n°1: l'obstacle boulot tu contourneras

Résolution n°2: une cure de détox tu suivras

Résolution n°3: la cigarette tu arrêteras (1ère partie)

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